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Retranscription : Cœur de métier Jean-Damien Poncet

Bonjour Jean-Damien Poncet, vous êtes Directeur du programme de mise en accessibilité des gares d’Île-de-France. Est-ce que vous pouvez nous parler de votre métier ?

Mon métier consiste à aménager les gares en Île-de-France, un grand nombre de gares, pour les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Ce sont des aménagements physiques qui peuvent être très lourds dans beaucoup de gares et qui nécessitent de mettre en coordination l’action d’un grand nombre de personnes à l’intérieur, voire même à l’extérieur de SNCF.

En quoi consiste la mise en accessibilité d’une gare ?

Il y a énormément de choses, qui correspondent aux différents types de handicaps. Globalement, il faut pouvoir aller depuis le parvis de la gare jusqu’au train.
Et dans la quasi-totalité des gares en Île-de-France, qui sont des gares à fort trafic, à forte circulation de trains, on a pour aller d’un quai à l’autre des passages souterrains. Mettre un ascenseur dans un passage souterrain, c’est par exemple loin d’être facile. Par conséquent, pour mettre un ascenseur, il faut souvent mettre un autre passage souterrain ou une passerelle.

Alors c’est ça l’une de vos priorités ?

Ah ce n’est pas une priorité, c’est une nécessité ! Et la difficulté, c’est que ces travaux lourds se font sur un réseau qui est en exploitation. Il y a aussi des usagers dans ces gares, et il faut que les travaux sur les quais, qui vont consister à surélever un quai de 30 centimètres par exemple, il faut que tous ces travaux, qui la plupart du temps se font de nuit, puissent se faire en rendant chaque matin la gare utilisable par les usagers.
Donc ce sont vraiment des métiers très exigeants qui d’ailleurs sont réalisés par des équipes éprouvées, dédiées, spécialisées. Je dirige donc ce qu’on appelle un plateau commun, qui compte 250 personnes, pour la mise en accessibilité de ces gares en Île-de-France.

Et vous en êtes satisfait ? Pour l’instant, en Île-de-France, le bilan est positif ?

Nous allons démarrer en 2015 les travaux dans 25 gares environ, essentiellement sur la ligne C. On essaie de faire en sorte que les interruptions de circulation des trains permettent de faire plusieurs chantiers en même temps. Donc cette année, en 2015, ce sera beaucoup de chantiers sur la ligne C.
Et puis nous allons, au fil des années prochaines, démarrer entre 20 et 30 gares chaque année, de façon à avoir rendu accessibles 207 gares à l’horizon 2021 sur l’ensemble de l’Île-de-France, ces 207 gares couvrant à peu près 95 % du besoin.

Combien coûtent ces travaux et qui les finance ?

Ces travaux coûtent environ 10 millions d’euros par gare, ce qui fait un total de pratiquement 1,5 milliard d’euros. Et ils sont financés à 50 % par le Syndicat des Transports d’Île-de-France, le STIF, à 25 % par la Région Île-de-France, et à 25 % par SNCF dans ses deux dimensions, ou ses deux établissements publics, que sont aujourd’hui SNCF Réseau et SNCF Mobilités.

Y a-t-il une réussite, ou quelque chose dont vous êtes fier ? Une gare dont les travaux d’accessibilité sont terminés à 100 %, si 100 % existe ?

100 % existe, naturellement, même s’il faut toujours entretenir le niveau dans chaque gare. D’abord je suis satisfait de toutes les gares qui démarrent les travaux et de toutes les gares qui les terminent. La gare dont je suis le plus fier à la date d’aujourd’hui, c’est la gare d’Évry-Courcouronnes, qu’on a inaugurée en décembre dernier avec le Premier ministre.

Merci Jean-Damien Poncet, et bon courage pour la mission dans laquelle vous vous êtes lancé.