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Éditorial

L’Accessibilité est-elle un vœu pieux ?

Chaque début d’année est propice à la formulation de vœux. De promesse en engagement, de désir en jurement, au grand bal des souhaits il y en a de plus ou moins utopiques, et certains, plus hypocrites que d’autres. Le mien sera tout simplement ambitieux parce qu’utile à près d’un quart de la population française.
Mobilité, emploi, éducation, habitat. Pour 2018, je fais le vœu que notre société comprenne qu’elle a tout à gagner à favoriser l’accessibilité et l’inclusion. Elle montrera ainsi à tous ses concitoyens, qu’elle sait répondre à leurs besoins et les accompagner à tous les âges de la vie : simplement, avec bon sens, en regardant les réalités en face, sans angélisme ni excès, mais, avec professionnalisme.

Chez SNCF, c’est la voie que nous essayons de suivre : progresser avec pragmatisme et volontarisme pour la mise en accessibilité de la chaine de transport public. Le chemin est pavé d’embuches qui nécessitent de faire converger un environnement juridique, français et européen, de plus en plus dense et technique avec plusieurs principes de réalité : l’ancienneté et la diversité du réseau ferroviaire, la pression d’un trafic passagers en hausse et l’impérieuse nécessité de fournir une offre de transport de qualité, à tous.

Intacte, notre motivation s’est même renforcée l’année dernière par l’attribution à la France de la Coupe du Monde de Rugby de 2023 et des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024. Ces dates coïncident parfaitement avec l’achèvement des schémas d’accessibilité AD’AP. Les Assises de la Mobilité organisées entre septembre et décembre par le Ministre des Transports dans la perspective de la parution mi 2018 de la future Loi des Mobilités a également été l’occasion de mettre sous les feux des projecteurs, les opérations de mise en accessibilité des gares, tout comme les équipements, les services et les partenariats que SNCF a développés en faveur de ses voyageurs aux besoins spécifiques.

Pour 2018, il faut que SNCF en ce qu’elle est un petit bout de France, montre qu’elle sait utiliser l’intelligence individuelle et collective au service de la mobilité de tous, les technologies pour développer l’autonomie des personnes, et même qu’elle sait s’appuyer sur la mobilisation citoyenne pour développer des services de mobilité de proximité. Il en va de la responsabilité sociétale et environnementale du groupe SNCF.

C’est en ce sens que je vous souhaite une belle année, une bonne santé et une mobilité accessible à tous !

Carole Guéchi,
Directrice de l’Accessibilité SNCF