Imprimer

Sommaire

Le Registre Public d’Accessibilité

Depuis le 30 septembre 2017, le Registre Public d’Accessibilité est obligatoire dans les Établissements Recevant du Public (ERP). Ce registre découle du décret du 28 mars 2017, modifiant diverses dispositions relatives à l’accessibilité des personnes handicapées aux ERP, et de l’arrêté du 19 avril 2017, fixant le contenu et les modalités de diffusion et de mise à jour dudit registre.

Pour mieux comprendre de quoi il s’agit et comment ce registre a pu voir le jour, nous avons demandé à Jérôme Renotte, expert technique accessibilité et rédacteur en chef de cette publication, de nous raconter son élaboration :

Bonjour Jérôme, et bonne année ! Dis-nous, qu’est-ce que le Registre Public d’Accessibilité et à quoi sert-il ?

« Bonjour, bonne année ! Le Registre Public d’Accessibilité sert à communiquer et informer sur le niveau d’accessibilité d’un ERP et des prestations qu’il propose. C’est un document qui doit être consultable par le public, sur place, au principal point d’accueil accessible de l’établissement, ou sous forme dématérialisée pour les transports publics. Concrètement, pour SNCF, c’est un état des lieux de l’accessibilité des 1 368 gares qui relèvent du régime des établissements recevant du public. Le registre permet notamment, pour chaque gare, de savoir si celle-ci est prioritaire au sens des schémas directeurs d’accessibilité, et d’indiquer si les travaux d’accessibilité sont terminés ou à quelle date ils le seront, en considérant l’ensemble des périmètres de maîtrise d’ouvrage. »

Ça a certainement demandé beaucoup de travail pour un groupe comme SNCF !

« Effectivement ! Le registre a nécessité pour les équipes de Gares & Connexions, SNCF Réseau et la Direction de l’Accessibilité plus de 200 heures de travail ! Tout a commencé en avril, après la publication au journal officiel de l’arrêté. Il a fallu dans un premier temps déterminer les rubriques et informations qui devaient figurer dans le registre, au cours de réunions avec le ministère. Puis il a fallu assembler toutes les informations, les centraliser puis les trier et vérifier qu’elles devaient bien figurer dans le registre. Un travail qui aurait été impossible sans l’aide de tous les intervenants, notamment les agents locaux. »

Quelle a été la suite des opérations ?

« Une fois ce travail de récupération terminé, l’écriture du registre et les ultimes vérifications effectuées, il a fallu mettre en accessibilité, notamment, la totalité des tableaux reprenant ces informations. Nous avons alors fait appel à un cabinet expert en accessibilité numérique pour créer la page web et mettre en ligne le registre. »

Merci Jérôme pour ces précisions !