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Sommaire

Peut-on dialoguer avec un automate ?

Quelles possibilités offre la technologie de la reconnaissance vocale ?

Comment peut-elle être utilisée pour améliorer l’accessibilité ?

Aujourd’hui, plus de la moitié des voyageurs d’Île-de-France achètent leurs titres de transport sur les bornes de vente automatique, aussi connus sous le nom d’Automates Rapides Transiliens (ART).

Ces automates permettent d’acheter un carnet de tickets ou de recharger un Pass Navigo. Depuis 2016, une version adaptée de ces ART a été déployée : quand la situation le réclame, la voix de Madame Simone Hérault, la voix la plus célèbre de SNCF, accompagne et guide nos clients.

L’objectif était alors de pallier les déficiences visuelles de certains de nos clients grâce aux capacités de la synthèse vocale, en proposant ainsi un mode de distribution des titres de transport qui ne reposerait pas sur l’affichage d’écran.

L’usage a révélé une autre possibilité offerte par cette technologie de synthèse vocale : celle d’assister efficacement les personnes déroutées par les technologies numériques, ou ceux parmi nos voyageurs qui présentent des troubles pour lire et comprendre les consignes affichées à l’écran.

Un nouvel exemple où l’accessibilité profite à tous !

Puisqu’on peut maintenant entendre un automate, peut-on dialoguer avec lui ?

Chez Transilien, quand on flaire la piste d’une innovation, on la suit jusqu’au bout, surtout lorsqu’il s’agit d’accessibilité. À ce titre, l’entité Tarification, Vente & Validation de Transilien, responsable des ARTs, a confié à la Direction des Systèmes d’Information Transilien la tâche de réaliser une étude sur les possibilités offertes par la reconnaissance vocale.

Ils ont alors construit une maquette reproduisant les cinématiques de vente les plus courantes et pilotée par la voix !

Plusieurs personnes se sont prêtées au jeu des tests et ont permis d’établir les règles de ce pilotage et d’identifier les principales problématiques soulevées par la technologie. Comment entamer le dialogue ? Comment faire en sorte que la borne sache qu’on s’adresse à elle ? Quels sont les termes les plus appropriés pour son utilisation ? Des questions auxquelles il faudra répondre pour saisir pleinement cette opportunité et pouvoir demain installer des bornes qui pourront comprendre et satisfaire une demande de billet pour « aniaire » !

Le caractère novateur de la reconnaissance vocale, notamment dans le pilotage d’un dialogue de vente, ne pourra peut-être pas s’affirmer à court terme mais les pas déjà franchis de seront plus à faire !